Faits
Ben Roberts-Smith est soupçonné d’avoir commis des crimes de guerre en lien avec le meurtre de civils non armés entre 2009 et 2012, alors qu’il était déployé en Afghanistan avec les Forces de défense australiennes.
Procédure
En 2016, l’inspecteur général des forces de défense australiennes a ouvert une enquête sur des crimes de guerre présumés commis par les forces australiennes en Afghanistan.
En novembre 2020, l’inspecteur général a publié son rapport (connu sous le nom de rapport Brereton), qui contenait des informations crédibles selon lesquelles des membres des forces spéciales australiennes avaient commis des crimes de guerre au cours de leurs opérations en Afghanistan entre 2005 et 2016. Il a notamment recommandé que 19 soldats des forces spéciales, actuels ou anciens, fassent l’objet d’une enquête de police pour des meurtres de prisonniers ou de civils commis entre 2009 et 2013.
Ces accusations ont conduit à la création, en 2021, du Bureau de l’enquêteur spécial, chargé d’examiner les questions pénales potentielles soulevées dans le rapport Brereton et d’enquêter, en collaboration avec la police fédérale australienne, sur toute violation du droit des conflits armés commise par des membres des forces de défense australiennes en Afghanistan entre 2005 et 2016.
Les accusations portées contre Ben Roberts-Smith ont fait l’objet d’une action en diffamation intentée sans succès par ce dernier contre des médias qui avaient rapporté en 2018 son implication présumée dans le meurtre de civils non armés alors qu’il servait en Afghanistan. En 2023, un juge de la Cour fédérale a estimé que les médias avaient prouvé la véracité de leurs allégations. Cette décision a été confirmée en appel en mai 2025.
Le 7 avril 2026, Ben Roberts-Smith a été arrêté et inculpé de cinq chefs d’accusation de crime de guerre pour meurtre. Il a ensuite été libéré sous caution à des conditions strictes.