Faits
Le suspect, un ressortissant rwandais qui aurait occupé le poste de chef des infirmiers.ières et des sages-femmes dans un centre médical pendant le génocide de 1994 au Rwanda, est accusé d’avoir participé à de nombreux actes de violence sexuelle (viols) et à des meurtres de membres de la population civile tutsie.
Le suspect aurait facilité l’identification des Tutsis et participé à des attaques contre des écoles, des églises et un centre médical.
Procédure
En septembre 2020, le Secrétariat d’État aux migrations a transmis une dénonciation anonyme au Ministère public de la Confédération (MPC). La dénonciation faisait référence à un rapport publié le 14 mai 2020 par la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG) de la République du Rwanda, intitulé « L’importance du rôle des médecins, des infirmières et du personnel médical dans le génocide contre les Tutsis ».
Le 6 août 2021, sur la base de ces informations, le MPC a ouvert une enquête pénale à l’encontre du suspect, soupçonné de crimes de guerre.
Le 16 février 2022, les autorités suisses ont demandé l’entraide judiciaire au Rwanda.
Entre 2022 et 2024, le suspect a été interrogé à plusieurs reprises par le MPC.
Le 27 novembre 2024, le suspect a été arrêté et placé en détention provisoire.
Le 22 avril 2025, le Tribunal pénal fédéral a confirmé la prolongation de la détention du suspect, estimant que les charges étaient suffisamment étayées à ce stade.
Neuf personnes auraient déposé une plainte pénale contre le suspect.