Sonia Mejri

Modifié le : 13/02/2025

Pays de commission
Pays de poursuite
Nationalité du/de la suspect·e
France
Genre du/de la suspect·e
Femme
Statut du/de la suspect·e
En détention
Statut de la procédure
Mise en accusation
Crimes présumés / charges
Génocide
Crimes contre l'humanité
Crimes sexuels
Individu / entreprise
Individu
Base de compétence
Compétence personnelle active
L'enquête a débuté en
2020
Durée de la procédure (en années)
5
Thèmes spécifiques
Enfants


Faits

Sonia Mejri, ressortissante française, s’est rendue en Syrie en septembre 2014.

Sonia Mejri est accusée d’avoir réduit en esclavage et abusé d’une adolescente yézidie pendant un mois, à Raqqa, en Syrie, au printemps 2015. Elle aurait notamment facilité le viol de l’adolescente par son mari de l’époque, Abdelnasser Benyoucef, un membre haut placé de l’Etat islamique et une figure clé des opérations extérieures du groupe, et en aurait été témoin. Il a été condamné in absentia pour un attentat manqué en France en 2015 et un mandat d’arrêt a été lancé contre lui, mais il aurait été tué lors d’une frappe aérienne en 2016.

Sonia Mejri aurait également refusé à la victime des produits de première nécessité et commis des actes de violence à son encontre.

Réfugiée dans le village de Baghouz avec son second mari, elle s’est rendue aux forces kurdes en mars 2019, avant de rejoindre la Turquie et d’être expulsée, elle a été arrêtée à son retour à Paris.

Procédure

A son retour à Paris début 2020, Sonia Mejri a été placée en garde à vue et mise en examen pour sa participation présumée à une association terroriste.

Le 14 mars 2024, elle est mise en examen pour génocide et crimes contre l’humanité. Le tribunal examinera également les allégations de conversion religieuse forcée.

Le 24 septembre 2024, un juge français a ordonné son renvoi en procès.

En novembre 2024, le parquet a rendu un réquisitoire définitif accusant Sonia Mejri et Abdelnasser Benyoucef de génocide et de crimes contre l’humanité, notamment d’esclavage, d’emprisonnement, de torture, de persécution, de viol et d’autres actes inhumains. Sonia Mejri est également accusée de complicité de crimes contre l’humanité. Elle a fait appel des charges de génocide, de crimes contre l’humanité et de complicité de crimes contre l’humanité à son encontre.

Le 22 janvier 2025, la Cour d’appel de Paris a rejeté les charges de génocide.

Modifié le : 13/02/2025

Pays de commission
Pays de poursuite
Nationalité du/de la suspect·e
France
Genre du/de la suspect·e
Femme
Statut du/de la suspect·e
En détention
Statut de la procédure
Mise en accusation
Crimes présumés / charges
Génocide
Crimes contre l'humanité
Crimes sexuels
Individu / entreprise
Individu
Base de compétence
Compétence personnelle active
L'enquête a débuté en
2020
Durée de la procédure (en années)
5
Thèmes spécifiques
Enfants