Faits
Charles Twagira est soupçonné d’avoir participé à de nombreux meurtres pendant le génocide rwandais et, plus généralement, d’avoir utilisé sa position de directeur de l’hôpital de Kibuye pour s’en prendre aux Tutsis et les priver de soins médicaux. Le 16 avril 1994, Augustin Mukandasira, un chauffeur tutsi qui aidait les Tutsis à fuir le génocide, a été tué, prétendument sur ordre de Charles Twagira. Les 18 et 19 avril 1994, de nombreux Tutsis rassemblés au stade de Garwaro ont été massacrés par des miliciens Interahamwe sur ordre du bourgmestre Karara. Charles Twagira aurait été présent sur les lieux. Le 3 mai 1994, 72 Tutsis de moins de 18 ans réfugiés dans l’hôpital de Kibuye ont été tués.
Procédure
En 2009, le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) a déposé une plainte contre Charles Twagira pour sa participation présumée au génocide, après l’avoir localisé en France.
En octobre 2010, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et son organisation membre en France, la Ligue des droits de l’homme (LDH), ont été admises comme parties civiles.
Le 20 mars 2014, Charles Twagira a été mis en examen pour génocide et crimes contre l’humanité et placé en détention préventive.
Le 22 mai 2015, Charles Twagira a été libéré de sa détention provisoire. Il reste sous contrôle judiciaire.
En décembre 2022, la FIDH a été entendue par les juges d’instruction.